Amis de Soultz

 

 

Le mot du président 

 Chère lectrice, cher lecteur,

 Les divers articles que recèle ce nouveau bulletin, le quatre-vingt-neuvième du nom, constituent un bon exemple de la variété des sources auxquelles ont puisé les auteurs.

 

Le regretté Denis Ingold nous retrace, grâce à un document inédit trouvé dans les Archives Municipales de Cernay, un litige entre Mathieu Beltz, maître d’école, et la ville de Cernay. Denis Ingold fut un chercheur infatigable, passionné par tout ce qui touchait l’histoire et en particulier celle des Juifs. Il signa de nombreux articles notamment pour les Amis de Soultz. Il fut aussi un homme de terrain et il œuvra sans relâche pour la mise en valeur du patrimoine participant ainsi à de nombreuses expositions au Bucheneck, comme celle consacrée à Moïse Ginsburger, pour ne citer qu’elle.

 Chers Amis de Soultz, je souhaiterais dédier ces pages à Denis Ingold qui nous a quittés en juillet dernier.

 Claude Muller nous invite à découvrir notre contrée à la veille de la Révolution française à travers les yeux d’un ingénieur militaire, -Gramont de Villemontès- grâce à un exceptionnel document déniché aux Archives du Ministère des Affaires étrangères à Paris. Je remercie l’auteur d’avoir choisi notre bulletin pour publier le fruit de ses recherches.

C’est grâce aux archives municipales de Soultz, notamment les registres paroissiaux et d’état civil, que le signataire de ces lignes évoque le premier divorce prononcé à Soultz en 1804.

 Les deux guerres mondiales occupent une bonne place dans notre bulletin. Pour en parler les auteurs ont recueillis les souvenirs de ceux qui ont vécu ces périodes douloureuses. Gérard Vial aborde un sujet délicat de l’histoire de notre province, celui des Alsaciens-Lorrains internés à Saint-Rémy-de-Provence pendant la Première Guerre mondiale. Charles Ringenbach, dont le fils fut instituteur à Soultz, fit partie de ces personnes jugées suspectes par les autorités françaises. Parfois l’historien doit se déplacer à l’étranger pour compléter ses sources. Dans son remarquable article, Edouard Rouby s’appuie sur des documents glanés au Stadtarchiv Mannheim pour nous narrer le sort des réfugiés de Mannheim, un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale à Soultz. Roger Muller, par devoir de mémoire à l’égard des générations futures, nous livre ses souvenirs sur la Libération de la ville de Soultz le 4 février 1945. Il complète judicieusement son témoignage par des éléments du journal de marche d’Henry Gelly, lieutenant au 1er RTM, qui libéra la ville et par les souvenirs d’un autre libérateur, enfant de Soultz, René Wicky.

 Enfin, Marie-Josèphe Studer, nouvelle venue parmi les auteurs, revient sur le parcours d’un enfant du pays, son mari André Studer, peintre et enseignant, dont les fresques ornent encore de nos jours les murs de certains établissements scolaires de notre ville.

 Grand merci à tous nos contributeurs.

 Bonne lecture !

  Bertrand Risacher

 Président des « Amis de Soultz » 

 

LES AMIS DE SOULTZ
vous invitent à la conférence de

Pierre FLUCK
Membre de l’Institut Universitaire de France, Professeur à l’Université de Haute-Alsace, Docteur-ès-sciences.

Amazonie française : de la révolution industrielle à la ruée vers l’or


 

Vendredi 30 mars 2012 à 20 h
Amphithéâtre de la Nef des Jouets - Soultz -
Entrée libre
 
Résumé

98 % du territoire guyanais sont occupés par la forêt. Dans les régions côtières, celle-ci a progressivement repris ses droits sur d’anciennes terres vouées à l’agriculture, valorisées notamment par les Jésuites dès le second XVIIe siècle. Ces anciennes « habitations » nous ont laissé un potentiel archéologique d’exception. Mais un tournant se profile au XIXe siècle avec la montée en puissance du machinisme : beaucoup de ces « habitations » s’équipent de machines à vapeur pour le broyage de la canne à sucre. Ce sont d’authentiques machines de Watt. Ces dernières années, les prospections dans la basse vallée de l’Approuague ont révélé une collection de telles machines, perdues au plus profond des forêts marécageuses. N’est-il pas paradoxal que l’emblème de la révolution industrielle trouve dans la forêt équatoriale son meilleur conservatoire ?

Mais la Guyane est devenue un pays de l’or… à dater de l’abolition de l’esclavage qui signifia la fin des « habitations ». Aux exploitations traditionnelles qui connurent bien des tribulations dans la traversée du XXe siècle est venu se superposer un phénomène nouveau : depuis peu d’années, une véritable ruée vers l’or s’empare en toute illégalité des parties reculées de la forêt guyanaise, pas loin de 10000 orpailleurs infiltrés pour la plupart du Brésil. Cette conférence sera l’occasion d’évoquer la géologie de l’or, mais aussi de visiter une barge de chercheurs d’or sur le fleuve Maroni qui sépare la Guyane d’avec le Surinam, enfin de discuter de ces âpres tensions sur un fond de déséquilibre social.

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